La commune nouvelle espérée par la population

Reunion publique Siouville jeudi 26 mai Commune nouvelleLa commune nouvelle espérée par la population – compte-rendu de la réunion publique du jeudi 26 mai, salle des Tamaris à Siouville

 

Plus de 60 personnes se sont retrouvées salle Marcel-Jacques à Siouville jeudi dernier à l’occasion de la réunion publique organisée par la municipalité sur les conséquences de la réforme territoriale. Bertrand Bottin, le maire de Siouvillle, a d’abord rappelé le refus, en mars dernier, de la Commission départementale de coopération intercommunale de créer une intercommunalité élargie sur l’ouest du Cotentin. « La création de la communauté d’agglomération du Cotentin, désormais quasiment actée, impose de se poser la question de faire ou de ne pas faire –en lieu et place de la Communauté de communes des Pieux- une commune nouvelle », a-t-il enchaîné. « Constituer une nouvelle commune permettrait de conserver en proximité les services à disposition de la population et des communes, de poursuivre le projet politique territorial engagé, d’entrer de façon organisée dans la future assemblée du Cotentin, de participer activement en tant que commune de 15 000 habitants à l’organisation de la future intercommunalité » a indiqué Elisabeth Burnouf, maire-adjointe et vice-présidente de la Communauté de communes des Pieux. 20 millions d’euros, excédents prévus dans le cadre des projets engagés et à venir inscrits dans le plan stratégique élaboré par les élus, sont également en jeu ainsi que le devenir des agents, des bâtiments (école de surf, complexe de tennis, école de musique…). A qui reviendra la gestion de ces équipements ? Avec quels moyens ? Comment évoluera la fiscalité ? Qui gèrera l’école, les transports, la restauration, les TAP, les subventions aux associations ?…. De nombreuses questions ont été posées par l’assistance. Les élus ont souvent répondu que la future communauté d’agglomération, qui doit être créée au 1er janvier 2017, en décidera. La création d’une commune nouvelle permettrait justement de poursuivre les projets actuels des communes et aussi de maîtriser la fiscalité. Tout ceci devra être inscrit dans une charte, véritable pacte de solidarité entre les communes historiques où chaque détail y aura son importance.  Si les 15 communes y vont de manière isolées, la parole d’un élu sera-t-elle audible au sein d’une assemblée de plus de 200 délégués ? La salle a clairement encouragé les élus à prendre l’avenir du territoire en main et à écrire sans doute une nouvelle page d’histoire de nos communes. Et conforte le conseil municipal, qui se prononcera le 2 juin 2016, dans son intention de voter pour la commune nouvelle.

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